lundi 21 décembre 2020

L'effort juste comme base de zazen

L'avènement du new age s'est caractérisé par un certain nombre de faits artistiques, ce qui est une excellente chose, mais aussi par une approche des spiritualités à l'image de la mentalité de l'homme moderne, c'est-à-dire consumériste et cherchant à limiter ses efforts. Il n'y a rien de mal à se rendre la vie facile, bien sûr, et je n'imagine pas retourner à une époque où la vie était remplie d'inconforts, de dangers et d'incertitudes, mais dans ce passage à l'ère moderne, je pense que l'homme a perdu une chose fondamentale qui caractérise sa nature propre : le sens de l'effort. 

Or, l'effort est la mesure de notre liberté. Sans effort, nous suivons le chemin de moindre résistance. Tant que ce chemin nous est agréable, il n'y a pas lieu de s'en faire, mais pour peu qu'il traverse des contrées difficiles, notre situation devient moins confortable et facile à gérer. Si des solutions existent, c'est tant mieux, mais ce n'est pas toujours possible. Et alors il convient de changer de voie. Cela, on s'en doute bien, ne se fait pas en un tournemain. Et les partisans du moindre effort se retrouvent alors piégés dans leurs propres empêchements. 

Dans ce billet, je vais parler de l'effort juste dans le Zen. L'effort juste est le sixième pas de l'Octuple Sentier et le premier dans la discipline de Dhyâna, c'est à dire du Zen puisque le Zen dérive phonétiquement de Chana (chinois) qui lui dérive phonétiquement de Dhyâna (sanskrit). 

L'effort, contrairement à ce qu'on peut penser, n'est pas une contrainte. La contrainte n'est que l'effet de nos empêchements, du manque de confiance en soi, de la méconnaissance de sa vraie nature. L'effort est joie et liberté. C'est la base de zazen et c'est l'expression de la volonté, qui est notre nature de Bouddha. Quand vous êtes confronté à une situation difficile et que, par la confiance que vous avez développée en vous-même, vous parvenez à la surmonter, votre joie devient indicible, et vous n'avez de cesse de la transmettre, de la partager. Les gens qui nous aiment sont ceux qui nous montrent la voie de l'effort juste, parce que c'est la clé de notre libération.

Je vous propose cette courte vidéo, pour vous en dire quelques mots. J'ai pris volontairement la posture du lotus, parce qu'elle exprime notre nature humaine ; notre nature de Bouddha, laquelle est libre d'erreurs (prajna), de souillures (sîla) et de troubles (dhyâna). 



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